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Qu’est-ce que VOCALOID ?

VOCALOID est en premier lieu un logiciel de synthèse vocale de la YAMAHA Corporation sorti en 2004. Permettant de créer des chants par MAO, il a connu le succès en 2006 notamment avec la seconde version du logiciel et la sortie d'Hatsune Miku, devenue figure de proue du logiciel. Mais le phénomène est bien plus vaste que l'on pourrait le penser ! Vocaloid est un univers artistique et culturel mondial qui s'est diffusé comme une trainée de poudre grâce à internet. Dans le monde entier, des artistes de tous bords ont collaboré, des fans ont partagé et échangé, l'imagination a débordé. VocaloidFR se propose ici de mettre en valeur le pendant francophone de cette communauté créative tout en vous tenant informés des dernières nouvelles partout dans le monde. Passez un bon moment ! Cliquez ici pour en savoir (encore) plus.

QU'EST-CE QUE VOCALOID ?

Critique de Santa Maria et Mad Head Love par Kenshi Yonezu

Critique de Mad Head Love et Santa Maria par Kenshi Yonezu a.k.a. Hachi ! Posté le 09/01/2014 à 19:57 par Lachesis


Connaissez-vous Hachi, un jeune compositeur de vingt deux ans ? Kenshi Yonezu, de son vrai nom, est tout de même le VocaloP ayant sorti WORLD'S END UMBRELLA, Mrs. Pumpkin, Matryoshka, Panda Hero et tant d'autres. Ajoutons à cela qu'il dessine ses propres PV (d'un style d'ailleurs reconnaissable entre mille) joue de la guitare, poste en tant qu'utaite sous le pseudo Kawazuya.
D'autant plus que cet artiste (qui composait avant de connaitre VOCALOID et n'a fait son entrée dans la communauté qu'en 2009) avait annoncé retourner à ses premières amours et abandonner l'utilisation du logiciel. Un grand chambardement dans l'univers de la synthèse vocale ! En effet, Hachi en était un personnage majeur. Son univers bien à lui, ses rythmes endiablés, tous les morceaux devenus des classiques de la scène VOCALOID aujourd'hui, un grand nombre de CD sortis... Une grande perte pour nous tous.
Même si les fans les plus assidus n'avaient jamais arrêté de suivre son travail, une grande majorité d'entre nous a donc poussé un long soupir d'aise lorsque Hachi a sorti un nouveau titre chanté par GUMI, le 28 octobre dernier : Donut Hole ! C'est bon, vous vous souvenez de lui ?
Aujourd'hui, ce sont des EPs sortis sous son nom (et donc pour lesquels il n'a pas utilisé VOCALOID) que Luttii vous présente : Santa Maria et Mad Head Love. En espérant que vous passiez un bon moment dans l'univers si particulier de cet artiste.

- Lachesis


Kenshi Yonezu a un univers bien à lui.  Cet univers, construit au fil des albums, ne cesse de surprendre de par les sonorité utilisées et les thèmes abordés.
 

Santa Maria n'y échappe pas et s'inscrit en plein dans cet univers.

  • La première piste, qui donne son nom à l'album, est la plus surprenante quand on connait Kenshi Yonezu (en revanche, quelqu'un découvrant l'artiste par cette chanson sera bien plus surpris par les deux pistes suivantes). Nous avons ici très peu de claviers, de sons électroniques auxquels Hachi nous avait habitués et à la place nous retrouvons guitare folk et violons pour une chanson Pop-Rock  relativement calme, très loin de la folie de Matryoshka ou de Go Go Ghost Ship.
  • Transition brutale avec la deuxième piste de l'EP, Hyakki Yakou, qui nous propose des guitares semblant aléatoires de par le style de jeu rempli de bend (technique consistant à tirer sur la corde pour modifier la hauteur du son) et par l’enregistrement de deux guitares indépendantes de chaque coté de la stéréo. Kenshi Yonezu a déjà utilisé plusieurs fois ces techniques d'enregistrement, notamment sur Diorama, ce qui contribue à rendre la chanson plus "étrange". Le refrain détruit une nouvelle fois nos repères en proposant un tempo très marqué. Mais les accords joués par les guitares, passant constamment du grave à l'aigu et couplés à la voix nous proposant une ligne très peu mélodique, qui se concentre sur trois notes, rendent ce refrain encore plus propre à cet univers qu'a construit Hachi.
  • La troisième piste, Fuefukedomo Odorazu, nous apporte ce qu'il manquait pour que cet EP soit totalement de Kenshi Yonezu: les claviers. Mais comme à son habitude, il ne les apporte pas de la façon dont on s'y attend et nous propose un morceau uniquement électronique avec une voix modifiée informatiquement. Au revoir guitares, violons, basse, tout est créé par ordinateur ici même la batterie. Nous avons des sonorités très jazz, couplées à des rythmes tout droit sortis du début du XXIe siècle. Nous attendons dans ce morceau une fin qui ne vient pas, qui viendra peut-être dans un futur titre. Mais cet EP n'a pas de fin satisfaisante, donnant l'impression d'un coup de grosse caisse coupant une phrase en son milieu. Ce point final donne le sentiment qu'il n'aurait pas dû se trouver là, on a envie d'en écouter plus, d'en savoir plus.


Hachi nous fait donc écouter un nouveau morceau de son univers, mais pas n'importe quel morceau. Ce serait comme un morceau plus personnel, qu'il nous aurait caché jusqu'à aujourd'hui et aurait enfin décidé de nous le dévoiler, mais pas intégralement. On le sent en fait, ici, plus réservé.

Passons au second EP, Mad Head Love.

  • Celui ci nous propose cette fois-ci une entrée fracassante, qui ne nous laisse pas le temps de nous relever et part sur une première chanson qui ne ralentit pas. Contrairement à la dernière piste de Santa Maria, on a ici l'impression que Yonezu est pressé de nous dire tout ce qu'il a sur le cœur, à tel point que cela en devient chaotique, rapide, incompréhensible et surtout complètement fou. Vous l'aurez compris, cette chanson est Mad Head Love. Le seul moment de calme arrive assez peu naturellement, c'est un calme qui lui est imposé et auquel il répond en reprenant de plus belle avec le refrain et sa déclaration chaotique. Musicalement nous retrouvons son style "classique", celui de Diorama.
  • Poppin' Apathy, la deuxième piste, ne nous laisse pas nous rendormir : elle commence sur un son rappelant un réveil et un chant évoquant quelque chose d'enfantin, mais chaotique et très sombre à la fois. Nous avons une nouvelle fois un jeu de guitare rempli de bend et utilisant au maximum la stéréo dans un arrangement placé dans un entre-deux entre l'innocence et la folie. Hachi continue à nous parler, mais c'est un discours étrange. Si Mad Head Love était une déclaration d'amour, Poppin' Apathy est plus un avertissement, mais un avertissement contre quoi ? Cette chanson nous évoque une autre composition, cette fois ci avec Hatsune Miku: Musunde Hiraite Rasetsu to Mukuro.

Bien que les deux chansons soient très différentes dans le traitement, dans l'instrumentation et dans l'ambiance, on y ressent la même détresse, la même destruction de l'enfance. Juste ? Faux ? La troisième et dernière piste nous répondra-t-elle?

  • Torinidemo Naritai se rapproche de Clock Lock Works : on y retrouve les même sonorités, mais elles sont ici altérées. Il y a définitivement quelque chose qui ne va pas, comme si c'était vraiment la fin et pas seulement celle de l'album. Il y a dans cette chanson des passages de calme où "tout va bien", d'autres qui nous disent que "certes c'est la fin, mais ça va bientôt recommencer". Mais dans tous les cas, ils peuvent être interprétés d'énormément de façons différentes.


Ces deux EPs constituent donc un moment bien particulier dans la vie de l'artiste.
Retrouvez l'intégralité de la discographie de l'artiste sur son site officiel : http://reissuerecords.net/top.html.
 


Vous pouvez acheter chacun des titres de ces deux EP (par téléchargement ou en version CD+DVD) sur amazon.fr !

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