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Qu’est-ce que VOCALOID ?

VOCALOID est en premier lieu un logiciel de synthèse vocale de la YAMAHA Corporation sorti en 2004. Permettant de créer des chants par MAO, il a connu le succès en 2006 notamment avec la seconde version du logiciel et la sortie d'Hatsune Miku, devenue figure de proue du logiciel. Mais le phénomène est bien plus vaste que l'on pourrait le penser ! Vocaloid est un univers artistique et culturel mondial qui s'est diffusé comme une trainée de poudre grâce à internet. Dans le monde entier, des artistes de tous bords ont collaboré, des fans ont partagé et échangé, l'imagination a débordé. VocaloidFR se propose ici de mettre en valeur le pendant francophone de cette communauté créative tout en vous tenant informés des dernières nouvelles partout dans le monde. Passez un bon moment ! Cliquez ici pour en savoir (encore) plus.

QU'EST-CE QUE VOCALOID ?

[Interview] CyberKevin, organisateur de VocaloSud et fondateur de VocaloDoga

Des infos sur l'organisation de la convention 100% Vocaloid, les origines du projets, et bien plus encore. Posté le 11/11/2014 à 19:24 par AkumaKokutan

Bonjour à tous !

Comme vous le savez sûrement, le 1er Novembre a eu lieu à Miramas la toute première convention française ayant pour thème principal le Vocaloid, suivie de la diffusion du Magical Mirai 2013 ainsi qu'un showcase d'ALYS en première partie. Cette super convention a été organisée par CyberKevin, qui a eu la gentillesse de nous accorder une interview pour nous expliquer son projet, on le remercie !
Tous les liens concernant CyberKevin, VocaloDoga ou VocaloSud seront donnés en fin d'interview.

 


Sommaire :

  1. CyberKevin et VOCALOID
  2. Les origines de VocaloSud et VocaloDoga
  3. L'organisation de la convention
  4. La soirée concert
  5. ALYS en première partie du concert

Légende : A.K = Akuma Kokutan ; C.K = CyberKevin


Akuma Kokutan : Pour commencer, bonjour ! Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

CyberKevin : Bonjour, je me surnomme CyberKevin, fondateur de la toute nouvelle association VocaloDoga, basée dans le sud de la France, qui a pour but de promouvoir la culture populaire Japonaise, dont principalement Vocaloid ; notre premier projet étant donc la convention VocaloSud.

CyberKevin et VOCALOID


A.K : Comment as-tu découvert VOCALOID ?

C.K : Je suis quelqu'un de très orienté culture populaire japonaise et jeux vidéo, et je suis tombé lors d'une Japan Expo sur une Playstation 3 présentant le jeu Hatsune Miku : Project Diva Dreamy Theater Extend. J'ai reconnu le personnage que l'on croise bien souvent en convention, et j'ai trouvé le ton de la voix très intriguant.
De retour de cette JE, je me suis renseigné et c'est là que j'ai découvert tout ce qui entoure le jeu, puis Miku, puis tous les autres Vocaloids. Depuis ce moment, je suis devenu fan.

A.K : C'est original ça, comme façon de découvrir.

C.K : Je dois avouer que découvrir tout cela juste en croisant une borne de jeu par hasard, c'est effectivement original.
Je pense, et VocaloSud a eu un peu aussi ce but, que Vocaloid, c'est tellement vaste que beaucoup découvriront celà à leur manière : jeux, clips, événements, rencontres, etc...

A.K : Qu'est-ce qui t'a plu dans VOCALOID, une fois tes connaissances un peu approfondies ?

C.K : Je dirai qu'en premier lieu, c'est la diversité assez étonnante, je trouvais de tous les genres sans trop comprendre qui était derrière tout ça, ça me plaisait bien. Puis en découvrant très rapidement que c'était en réalité des tonnes d'artistes différents qui avaient produit tout cela, j'ai compris que Vocaloid était quelque-chose de très facile à partager, et qui se construisait par rapport aux fans et aux nombreux artistes. J'ai toujours aimé tout ce qui touche à la création et le partage, c'est pour moi le grand point fort de Vocaloid.

A.K : Que penses-tu de la communauté VOCALOID ?

C.K : Elle dégage une énergie assez étonnante quand on s'y intéresse. Toutes les communautés sont des rassemblements de passionnés, mais celle de Vocaloid a une envie de partager que j'aime beaucoup. Pour dire vrai, j'ai mis longtemps à prendre contact avec des fans autres que ceux de la série de jeux vidéo Project Diva, car je sentais une maîtrise dans les propos qui me dépassait. Mais très rapidement, bien que je ne poste pas souvent, j'ai remarqué qu'il était aisé de se faire accepter, avec chacun nos préférences sur Vocaloid. Vraiment, c'est surement la première fois que je vois une communauté sur des sujets aussi vaste qui ne se tire pas la bourre, c'est très plaisant. J'y ai découvert des tonnes de choses, et mon ignorance de l'époque ne m'a jamais mis à part de cette communauté. Les rencontres en vrai sont aussi des moments où l’on réalise encore plus cette passion, j'adore vraiment ça !

A.K : Là-dessus, je partage totalement ton avis, c'est vraiment une communauté unique et unie !

C.K : c'est ça !

Les origines de VocaloSud et VocaloDoga
 

A.K : Pour approfondir, comment est né VocaloDoga, et dans quel but ?

C.K : En fait, c'est plus VocaloSud qui est né avant VocaloDoga. Nous avions comme projet de profiter d'un événement se tenant sur Miramas (sur lequel nous avions déjà fait des stands de jeux Project Diva) pour faire une diffusion du concert "Hatsune Miku: Magical Mirai 2013". L'objectif était de ramener un peu de ce que j'ai pu vivre dans le nord, avec la diffusion à Torcy, à ceux qui ne pouvaient pas venir. Je parle de cela, ça fait maintenant neuf mois. Et rapidement, nous nous sommes renseigné sur les possibilités, les droits, etc...
L'événement qui devait nous servir de structure a été annulé, alors j'ai simplement tenté un coup de poker en demandant un soutien de la ville pour créer quelque-chose avec moi à la place. Les différentes structures de la ville nous ont soutenus, et nous avons du coup eu des moyens supplémentaires. Les idées ce sont multipliées et, du coup, nous avions besoin d'une structure à nous pour développer tout ça. On a donc, au moment où VocaloSud est passé de projet de diffusion à projet de convention, créé VocaloDoga.
Comme je l'ai dis en me présentant, nous l'avons créé dans le but de faire connaitre la culture populaire japonaise, et en particulier celle que l'on apprécie le plus : Vocaloid.  Que ce soit via des événements comme VocaloSud, ou via d'autres structures et activités.

A.K : Je n'étais pas du tout au courant de ça ! Vocalodoga, c'est assez récent donc.

C.K : Oui, l'association a été officiellement enregistrée au registre des associations loi 1901 en Août.

A.K : je vois, pile avant VocaloSud. En parlant de ça, je sais que l'idée de base était d'organiser une rediffusion d'un concert d'Hatsune Miku (plus précisément le Magical Mirai 2013). Comment t'es venue l'idée d'organiser une convention 100% Vocaloid ?

C.K : L'idée me trottait naturellement dans la tête depuis un moment, après tout, j'aime Vocaloid, et j'aime les rassemblements en convention. A la Japan Expo où été présent Crypton Future Media avec leur stand sur Hatsune Miku (celle de 2014), j'ai commencé à penser à ce qu'il aurait été bien d'ajouter. Je me suis ensuite renseigné sur le Magical Mirai 2013, sur sa partie convention, sur la disposition, les activités, j'ai tenté de m'en inspirer. En Août 2014, je suis partit au Japon pour le Magical Mirai 2014, à Osaka, et j'ai donc vécu l'événement de l'intérieur. J'y ai vu les points faible, les points fort, et je me souviens que c'est à ce moment que la forme de la convention s'est faite dans ma tête. A mon retour du Japon, on a donc accéléré le pas pour construire VocaloSud.
Pour tout avouer, tout n'a pas été appliqué sur ce VocaloSud, beaucoup d'idées ont été rangées par  manque de temps, mais je compte bien les exploiter la prochaine fois.

 


L'organisation de la convention
 

A.K : Par quoi as-tu commencé pour réaliser ce projet ?

C.K : Je crois que la première chose que j'ai fais, c'est présenter mon projet à la ville et lancer une page facebook pour voir le nombre d'intéressés par une diffusion du concert dans la ville qui accueillerai la convention. Cela dans le but de convaincre que le projet avait une raison d'être et qu'il pouvait rassembler du monde. Ça c'est pour le coté administratifs.
En terme d'organisation, j'ai de suite imaginé ce que nous, nous pouvions apporter par notre expérience... Et ce que l'on ne pouvait pas faire parce que nous n’étions pas les personnes les plus adaptées. Et après cela, nous avons prit contact avec le plus de personnes possible pour voir les gens intéressés par le projet.

A.K : En parlant de ça, au final, côté coulisse, combien de personnes ont participé à la réalisation du projet ? (environ)

C.K : C'est ce dont je suis le plus fièr : en dehors des stands que nous avons accueilli, dont Vocaloid.fr et VoxWave, si on regarde vraiment du coté organisation et qu'on prend en compte toutes les personnes qui ont aidé bénévolement (je tiens à le préciser, car il faut en plus se souvenir que la convention a eu lieu un jour férié), je crois que nous étions environs dix-sept personnes. Dont une dizaine ne connaissant même pas Vocaloid au départ !

A.K : Ha oui quand même, joli score !
As-tu eu des difficultés durant le projet ? Notamment au niveau des autorisations, matériel, etc...? Si oui, comment t'en es-tu sorti ?

C.K : Tout du long... *rires* A chaque problème, sa solution est venu naturellement. Mais à titre d'exemple, le plus gros souci que nous ayons eu, c'était l'écran pour la "surprise" de la soirée cinéma. Nous n’avions que peu de temps pour tester que tout fonctionnait, et pour ainsi dire, tous les tests n'ont pas été effectués. Comme le système pour lancer les vidéos par exemple. En fait, cinq jours avant la convention, nous n'avions toujours pas la preuve physique devant nos yeux que ça allait fonctionner... très stressant...

A.K : Je connais ça *rire*. Pas de trop "gros" problèmes donc, ni rien qui touche aux demandes d'autorisations ?

C.K : Les demandes d'autorisations, nous avons eu quelques mauvaises surprises (en particulier de la part de SEGA Japon et SEGA Europe qui jouaient un peu au ping-pong, avec nous comme balle...). Mais rien qui dans notre législation nous ait empêché de faire ce que l'on voulait. Mais nous aurions pu avoir plus à offrir... J'imagine qu'il y avait un manque de confiance pour ce que l'on demandait, surement la prochaine fois... On reste tout de même très fiers que Crypton nous ait fournit toutes les autorisations pour utiliser l’image de leurs Vocaloids grâce à notre membre Yoan qui a su prendre les bon contacts lors de leur venue à la Japan Expo.

A.K : J'imagine bien, ça ne doit pas être facile de communiquer avec de si grandes entreprises. En parlant d'autorisations, au final, de quoi as-tu eu besoin ?

C.K : Les droits sur l'image des Vocaloids de Crypton donc pour l'image ; et le plus important a été de payer des droits d'auteur pour la partie musicale (incluant clips et chansons). Comme tout festival de ce genre, c'est la SACEM qui a la charge de nous proposer un forfait et eux, de leur coté, de redistribuer l'argent aux ayants-droit et artistes. Très franchement, je me suis très longuement renseigné pour savoir si le travail de la SACEM était réellement adapté. En particulier via des contacts de chez Sony Music Japan qui m'ont guidé dans ce milieu. Donc en bref : des droits sur l'image, et des autorisations exceptionnelles pour la diffusions des œuvres.

A.K : Niveau moyens financiers, quelles aides as-tu reçu ?

C.K : Aucunes...Enfin... J'aimerais beaucoup pouvoir dire ça mais, pour être plus précis, la ville m'a aidé sur la communication (les affiches, flyers, la presse, etc...), sur la location de la salle et sur le prêt de matériel sonore, écrans, etc... Mais en terme de budget brut, tout ce que je voulais ajouter à ce qu'on n'avait pas déjà, c'était à moi de le prendre en charge. Mais on s’est beaucoup entraidés pour éviter des dépenses inutiles. En bref : zéro euros, mais des cœurs gros comme ça *fait un grand geste avec les bras*.  La ville de Miramas a vraiment soutenu le projet avec le peu de moyens disponible.

A.K : Tout est sorti de vos poches (enfin presque), et bien, chapeau ! En plus avec l'entrée gratuite, ça n'a pas du être très rentable...

C.K : Même avec une entrée payante, ça ne l'aurait jamais été ! Je m'y attendais totalement, ça ne me dérangeait pas.

A.K : Je vois...On espère que ça le sera si il y a une deuxième édition !


Un aperçu de la soirée concert de VocaloSud

La soirée concert

A.K : Parlons un peu du concert. Pourquoi avoir choisi le Magical Mirai 2013 et pas un autre ?

C.K : Hmm... Surement par goût personnel. *rires* Non, sérieusement, c'était simplement le dernier concert sorti à l'époque et je pense qu'il m'a beaucoup marqué lors de sa diffusion au Mega CGR de Torcy. Alors j'ai surement voulu ramener exactement ce que j'ai vu au public du sud. Il manque de chansons cultes mais, d'un autre côté, je le trouve plus mature et plus d'actualité. J'ai tout de même tenté d'avoir des autorisations pour le 2014, sans succès... Encore un projet pour la prochaine fois surement.


A.K : Je vois. C'est vrai qu'il a l'avantage de nous proposer d'autres chansons que celles des autres concerts.  Je me demandais aussi, je n'ai pas eu la chance d'y assister, mais comment a-t-il été réalisé ? (au niveau technique)

C.K : Pour la projection du concert, la diffusion a été faite de façon totalement classique. C'est la célèbre surprise qui a été le plus compliqué. Je rappelle que la surprise était tout simplement les hologrammes sur scènes d'ALYS et Miku. Nous nous sommes inspiré de tests de youtubers qui voulaient reproduire des hologrammes Vocaloid avec des moyens plus décents que la technologie des concerts de Crypton (qui eux utilisent des Dilad Screen, soit du verre traité pour recevoir la lumière d'un projecteur). Cela coute une véritable fortune et il faut de plus des projecteurs extrêmement puissants. J'ai donc trouvé une solution très accessible : utiliser une surface translucide différente, et pour ma part j'ai choisit une toile de moustiquaire.

C.K : Une fois la bonne toile trouvée, à bonne distance et avec un environnement lumineux assez faible, le rendu est extrêmement proche du Dilad Screen. Bien sur, si il est aisé de faire cela à la maison avec un petit projecteur pour faire des hologrammes de taille réduite, il devient très compliqué de trouver un projecteur assez performant pour créer une image assez grande en salle, le cinéma le Comoedia nous a prêter des projecteurs très performant pour avoir un rendu parfait.


ALYS en première partie du concert
 

A.K : Comment t'es venue l'idée de collaborer avec VoxWave pour le concert ? Notamment la projection d'ALYS ?

C.K : Quand je leur ai montré mes tests maisons d'holographie, ils ont de suite été emballés par l'idée, et c'est naturellement qu’est venue l'idée en discutant avec Joffrey Collignon de présenter ALYS en taille réelle sur scène.

A.K : Comment as-tu réalisé le modèle d'ALYS et la vidéo à projeter ?

C.K : C'est VoxWave qui a réalisé la vidéo, leur équipe a bossé d'arrache pied pour nous fournir quelque chose pour cette journée.  Je me suis chargé uniquement d'apporter la technologie et d'effectuer les tests.

Hologram ready de Elnawen sur une chorégraphie de JungYoun RingD. ALYS appartient à la société VoxWave

A.K : Dernière question : Quelles sont tes impressions pour cette convention, et quelles étaient tes attentes ? Serais-tu prêt à faire une 2ème édition ?

C.K : Mes impressions... c'est juste incroyable...C'est juste fou à quel point les gens étaient pleins d'énergie. Pour moi, si j'avais été visiteur, ça aurait été clairement ma convention favorite au vu de mes critères.
Niveau organisation, j'avais beaucoup de craintes et, au fil de la journée, tout s'est dissipé. On a fini en se disant qu'on l’avait fait, que ce qu'on avait en tête venait d'avoir lieu.
Comme je l'ai déjà dit, il reste des choses à faire je pense, et oui, je suis déjà apte à faire VocaloSud 2015 en faisant évoluer le concept, et la ville semble l'être aussi. Mais ce n'est pas tout, j'ai d'autres projets en tête que j'espère pouvoir rapidement partager avec vous. Ce qui est pour moi primordial pour VocaloSud 2015 : faire participer la communauté davantage à la création de l'événement. Comme VocaloSud 2014 était un peu un projet secret un long moment, on n'a pas pu mettre en place ce genre d'initiatives. Mais la prochaine fois, ce sera un point essentiel. Bien sûr, je tiendrai tout le monde au courant via la page Facebook de VocaloSud et VocaloDoga.

A.K : Je vois. J'espère vraiment qu'il y aura une seconde édition ! Vous avez tous fait un travail super, bravo !
Et bien, voilà, l'interview est terminée. Merci de nous l'avoir accordée !

C.K: Merci à vous, ce fut un plaisir de partager tout cela avec vous !


Merci à CyberKevin pour avoir répondu à nos questions. Et merci de votre lecture !

Voici le liens du site de VocaloDoga : http://www.vocalodoga.fr.nf/index.php?page=vocaloid_infos
La page Facebook de VocaloSud : https://www.facebook.com/vocalosud?fref=ts

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